Veille SOLAIRE-THERMIQUE 2009

Principales productions Solaire TH en 2008-09 :
Allemagne = 10 Mm2 soit 50% du parc Europe
France = 1 Mm2

Technologies Solaire Thermique

Sonnenkraft = technologie allemande avec tubes sous vide

Technisun (Pont de Claix, 38) producteur indépendant
Tube sous vide fabriqué en Chine (1er producteur mondial)
Tube intérieur cuivre contenant un fluide diphasique liquide/vapeur
Profilé aluminium fabriqué en France assurant la concentration des rayons sur le tube interne en cuivre
Assemblage réalisé en local par des ateliers type CAT

Clipsol (Aix les Bains, 73) , désormais dans le groupe GDF-Suez
Stratégie de vente tout azimut (distributeurs, artisans, en direct sur gros projets)
Technologie dite « plancher chauffant direct », le fluide étant directement transporté des panneaux solaires au système de distribution de chaleur


DIVERS ARTICLES SUR LE SOLAIRE

© Groupe Moniteur 12.05.2009 / Panneaux solaires : les stratégies industriellesunderline text____
Bousculés sur le thermique, en effervescence sur le photovoltaïque, les industriels s'activent pour pérenniser l'essor du marché solaire.
Ils espéraient une croissance de l'ordre de 30 à 40 % en 2008. Les acteurs du solaire thermique ont été déçus. Bien sûr, le segment reste globalement porteur. Cependant, les investissements nécessaires pour intégrer la chaîne de production, développer des produits, dynamiser la demande et former les installateurs pèsent lourd. Or 2008 a confirmé les tendances de 2007. Sur les kits de chauffe-eau solaires individuels (CESI), la progression n'a pas dépassé 10 %. Ces équipements, qui représentent 65 % des mètres carrés de panneaux posés, ont été concurrencés par le photovoltaïque et freinés par le ralentissement du Bâtiment. Les systèmes solaires combinés (SSC) alliant chauffage et chauffe-eau ont vu leurs ventes régresser, leur part en m² posés plongeant largement sous les 20 %. Ils pâtissent également de leur non-valorisation technique. Jean André, Pdg fondateur de Clipsol, estime que « ce segment a été "torpillé" par le marché, notamment les chaudiéristes allemands, qui se sont plus ou moins détournés des SSC ». Clipsol, spécialiste du Combi, a dû faire entrer GDF Suez à hauteur de 51 % dans son capital pour poursuivre son activité !
Le collectif pour booster le thermique
Les industriels se tournent donc vers le logement collectif. Déjà en 2007, les installations solaires collectives progressaient de 80 % et représentaient 16 % des m² installés. « C'est le segment à forte émergence pour les prochaines années », assure Richard Loyen, délégué général d'Enerplan. Pour garantir ce relais de croissance, les industriels doivent sensibiliser les maîtres d'ouvrage et aider les maîtres d'œuvre à se structurer afin de soutenir la demande. Ils doivent aussi poursuivre leurs efforts sur la qualité des installations et leur efficacité. Outre la poursuite du travail de labellisation Ô Solaire des kits complets, les acteurs travaillent sur un indicateur de performance qui permettra de comparer les solutions. La campagne de test va commencer en 2009 et doit aboutir avant 2012. Parallèlement, le CSTB, le Cetiat et le LNE espèrent boucler le chantier d'une certification « euro-compatible » début 2010. A l'autre bout de la chaîne, les industriels soutiennent la qualification des installateurs avec des outils de formation sur leur offre, mais incitent également les démarches QualiSol. Un label QualiCombi va également être créé en 2009. Les fabricants accompagnent aussi des associations du type Les Compagnons du solaire. Fondée il y a cinq ans, cette structure dispose d'une plate-forme technique de 1 000 m² où une quinzaine de marques ont déjà installé leurs équipements pour les travaux des « étudiants » : architectes, donneurs d'ordre, artisans… Enfin, les efforts d'intégration des fabricants, à l'image de Viessmann ou Bosch qui produisent désormais eux-mêmes les capteurs qu'auparavant ils sourçaient chez GreenOneTec, devraient permettre une détente sur les prix. D'autre part, les acteurs du solaire thermique se développent également… dans le photovoltaïque ! Mais ils ne sont pas les seuls à courtiser l'un des secteurs les plus dynamiques du Bâtiment.
Mais, spécificité française, pour rester dans la course, les acteurs doivent améliorer l'intégration des panneaux au bâtiment. Une donnée qui privilégie les experts de la toiture, dotés d'une expertise sur l'étanchéité et l'esthétique, mais aussi la facilité de pose.
Vers une filière française intégrée
Comme l'explique Xavier Mathelin, directeur commercial chez Ubbink : « Notre expérience dans les accessoires de toiture et notre connaissance des toits français, nous ont placés en bonne position pour proposer des modules dans l'Hexagone depuis 2007. » Un discours déjà initié par Imerys qui, depuis 2002, s'est placé sur le créneau de la « tuile photovoltaïque. Ses lancements en 2009, sur les tuiles plates et petits moules, permettront une compatibilité de son produit avec toutes les catégories de tuiles. Sa stratégie d'innovation a d'ailleurs franchi un cap en novembre 2008 avec la création d'une société commune avec EDF ENR.
« Le marché se structure et pour développer nos parts de marché, nous devions nous associer à un spécialiste de l'énergie, commente Bruno Pencole-Lehaut, directeur marketing chez Imerys. Cette entreprise assurera de la R & D afin de créer la tuile photovoltaïque de demain. » Par cet accord, la tuile Imerys intègre également l'offre Bleu Ciel d'EDF ! « L'intégration en toiture permet des stratégies industrielles spécifiques à plus forte valeur ajoutée qui permettront à l'offre française de se singulariser par rapport au marché mondial », explique Arnaud Mine, président de Soler, la commission photovoltaïque du Syndicat des énergies renouvelables.
L'enjeu est de constituer une filière française intégrée - du silicium à l'installation de kits complets - pour garantir l'approvisionnement du marché et faire baisser les prix. « Avec le renforcement de la compétition, la surproduction de silicium et la baisse des coûts de production, les prix devraient diminuer de 10 à 30 % », annonce Richard Loyen. Reste à solutionner le problème des contre-référencements. « Tous les acteurs doivent se mobiliser pour que les choses s'accélèrent au niveau des certifications », alerte Arnaud Mine. Les industriels veulent construire un référentiel sur le mode du label Ô Solaire. Par ailleurs, les installateurs doivent être épaulés et se former sur le photovoltaïque. Ainsi Koramic entend constituer une sorte de club de couvreurs, dépositaires d'un label Korasun, validant leur expertise pour la pose de sa tuile. La filière promeut également la diffusion de l'appellation Quali-PV. Actuellement, 2 500 artisans ont fait la démarche.

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